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 Kuula mind ära.

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Date d'inscription : 02/06/2016
MessageSujet: Kuula mind ära.    Mer 8 Juin - 18:54


Tammsaare Eduard

feat. Jüri Pootsmann

Identité

Nom :
Tammsaare

Sexe :
Masculin

Date de Naissance :
24.o2.1976
.


Taille & Poids :
173cm & 68kg

Poste :
/


.
Prénom :
Eduard Heino

Âge :
16 ans

Lieu de Naissance :
Tallinn, comté de Harju, Estonie

Groupe :
Élève

Profession des Parents :
Père fondateur de la société informatique VPE & Mère rédactrice en chef

Histoire


Il y a des gens dans ce monde qui sont nés avec une cuiller en argent dans la bouche. D'autres ont plutôt une cuiller en bois, d'autres encore peuvent se targuer d'avoir toujours mangé avec de la vaisselle qui vaudrait plus cher que votre maison. Ce n'était pas vraiment le cas d'Eduard, qui pourtant donne cette impression de gamin élevé dans le chic et le luxe à foison. Ce serait oublier qu'il est né à Tallinn, en Estonie, avant la chute de l'URSS.

Jaan Tammsaare était un homme tout ce qu'il y a de plus convenable, au premier abord. Un homme distingué, très propre sur lui, et qui avait une fascination pour les nouvelles technologies. Très cultivé, il était confronté à la frustration de ne pouvoir accéder à toutes les connaissances occidentales sur le sujet. Il eut une adolescence plutôt difficile, ses parents étant des communistes convaincus, le conflit était quotidien dans le petit appartement de Tallinn. L'argent ne manquait pas, mais ils ne pouvaient certainement pas se permettre des folies, et Jaan se prenait à envier les gamins américains à qui on disait qu'ils pourraient réaliser leurs rêves, tandis que lui, son avenir était tout tracé. Il irait à l'usine, comme tous les autres. Il ne s'était pas tout à fait résigné, mais les perspectives que lui offraient le bloc de l'Est n'étaient pas très alléchantes, tandis qu'il fantasmait à une fortune, des voyages, des domestiques et son nom, synonyme de réussite.

Sa vie allait changer dès l'année 1975, alors qu'il fêtait ses 22 ans et sa deuxième année de travail à l'usine. Il prévoyait de se fiancer avec la fille Einasto, dont les parents étaient de grands amis de la sienne, de famille. Bien que pas très jolie, cette fille avait le mérite d'être très facile à vivre et gentille comme pas deux. Ce n'était pas le grand amour, mais c'était bien suffisant. Tout comme son travail, ce n'était pas le travail de rêve, mais c'était bien suffisant. La veille de sa demande en mariage, il avait décidé de dépenser un peu d'argent dans un livre de mathématiques avancé, pour s'occuper le soir. Il avait longtemps hésité dans les rayons, et sa réflexion avait été interrompue par une main toute fine, parfaitement manucurée, qui avait surgit dans son champ de vision pour s'emparer de l'un des livres sur lesquels il lorgnait.

Un coup d'oeil, un sourire chargé de rouge vif découvrant à peine des dents blanches légèrement écartées, de longs cheveux blonds noués en une couronne de tresse compliquée et savamment exécutée. Si on lui avait dit qu'il aurait le coup de foudre pour une parfaite inconnue, il ne l'aurait pas cru, mais pourtant, c'est ce qu'il se passa ce soir-là. Son coeur avait manqué un battement, et la suite de la soirée eut des airs de film hollywoodien. Et on ne parle pas de sexe ici, mais de longues discussion autour d'une bière et d'un paquet de cigarettes. De discussions sur la vie, sur son but, sur les sciences, sur la politique, sur les fruits idéaux pour accompagner les mannapuder.

Ces deux-là s'étaient plus que bien trouvés, ils avaient les mêmes envies d'évasion, de fuite en avant vers les Amériques. Evidemment, l'annulation des fiançailles de Jaan ne plurent à personne, mais la jeune fille qu'il avait rencontré, répondant au doux nom de Luule, savait parfaitement se montrer tout aussi convenable que la précédente auprès de la famille Tammsaare. A peine quelques mois après leur rencontre, ils se marièrent, et leur premier et unique enfant arriva dans leur vie dès le début de l'année 1976. C'est la naissance d'Eduard qui déclencha chez Luule le besoin pressant de fuir le pays, de donner à son fils de meilleures opportunités, de se détacher du communisme qui le brimerait plus qu'autre chose. Grâce aux contacts que Jaan s'était fait au cours de son adolescence rebelle, le couple pu obtenir un visa de sortie, et quitter l'Estonie, en passant par la Finlande.

A la fin de l'année 1976, Eduard était installé dans un berceau de deuxième main, dans un petit appartement du Bronx. Les époux Tammsaare pouvaient alors commencer leur ascension fulgurante. La famille ne resta jamais plus d'un an dans le même appartement, changeant de quartier comme ils changeaient de travail. Jaan avait brillamment associé études et travail, et à l'âge de 28 ans, il annonça à sa femme et à son fils de 5 ans qu'il avait trouvé une combine pour gagner un gros paquet d'argent, et ouvrir sa propre entreprise. D'abord réticente, Luule avait tenté de le persuader de différer la fondation de son entreprise pour qu'il gagne cet argent plus honnêtement. Mais après avoir goûté au luxe au cours de quelques soirées mondaines dans lesquelles se faufilait le couple, elle commença à reconsidérer l'idée. Elle lui donna le feu vert dès qu'elle eut consulté les prix des plus grandes écoles du pays, qui allaient alors leur coûter les yeux de la tête. Mais il fallait absolument que leur fiston, ce petit bout si adorable, ait les meilleures opportunités du monde.

Tout s'accéléra quand Jaan mit sa combine en branle. Il avait fait la connaissance d'un homme dont il préférait taire le nom devant son fils, mais qui lui donna un nombre assez impressionnant de contacts. Son entreprise fleurit très, très vite, et la concurrence était si faible que c'en était presque suspect. Quand Luule appris que la disparition, en 1983, d'une des grosses pointures de l'informatique était liée à l'entreprise de son mari, une énorme dispute éclata entre les deux époux. Eduard, au milieu, occupé à faire une maquette d'astronomie, les écouta se hurler dessus en estonien. L'ayant élevé en anglais, ils ne pouvaient se douter que le gamin avait appris tout seul sa langue natale, en autodidacte, à partir de très vieux livres qu'il avait réussi à dénicher à la bibliothèque de la ville.

Il comprit alors que sa mère était d'accord pour arnaquer les gens, tant qu'il ne s'agissait pas de les tuer. Jaan avait moins de scrupules, puisque ce n'était pas lui l'assassin. Les arguments fusaient, d'un côté comme de l'autre. Eduard avait un peu de mal à savoir qui avait raison. Si son papa n'était pas le tueur, pourquoi sa maman criait autant ? Les deux finirent par s'ignorer toute la soirée, et tout redevint normal dès le lendemain matin. Eduard ne sut jamais comment ils s'étaient réunis, mais sachez juste que les oreillers ont de grandes vertus apaisantes.

Luule avait finit par comprendre son mari, et lui avait promis à sa femme d'user de méthodes moins... Voyantes. Pour ne pas attirer trop l'attention sur la réussite de son mari, elle se trouva un travail dans un des magazines les plus chics de New York. La famille Tammsaare accéda alors aux plus hautes sphères, et firent l'acquisition d'une maison idéale pour eux trois. Du plus grand chic, décorée avec énormément de goût, elle comptait de nombreuses pièces auxquelles ils attribuèrent diverses fonctions. La demeure Tammsaare comptait notamment un laboratoire, un observatoire et une grande bibliothèque.

Le petit Eduard, habitué à être balloté de maison en maison selon les lubies de ses parents, se prit à s'attacher à cet endroit vaste et plus chic que jamais. Lui qui avait commencé sa vie au bas de l'échelle sociale, se voyait attifé de petits costumes pour enfants, à l'âge de 8 ans. Très vite, il prit des manières typiques du nouveau riche. Le dédain, la méfiance, et la manipulation. Imitant plus ou moins ses parents, il se montrait à ses professeurs comme un garçon adorable, gentil et très intéressé par l'école. Les élèves voyaient, quant à eux, un petit lèche-botte un peu trop sûr de lui. Il devait encore parfaire son art.

Et il en aurait l'occasion trois ans plus tard. En effet, il n'a jamais vraiment su pourquoi, mais ses parents s'étaient mis d'accord pour l'inscrire à l'Institut J. Alfred Prufrock. Si l'endroit fait parfait sous tout rapport, il est évident qu'il n'a pas trouvé grâce aux yeux de ses parents pour son programme d'enseignement. Mais ça, il le comprendrait plus tard, sûrement. Adieu les sciences, la passion héritée de ses parents. Adieu les stimulus intellectuels, qui pimentaient un peu plus sa vie. Et s'il était loin d'être mélomane, il se doutait bien que les horribles notes que Néro arrivait à tirer de son violon étaient tout sauf mélodieuses.

Eduard avait alors profité de cette opportunité de changement pour refaire sa réputation. Il apparaissait alors aux autres comme un garçon souriant, même si très sérieux dans ses études, toujours un peu lèche-bottes avec les profs, mais qui n'hésitait pas à faire partager son influence. Il se donna d'ailleurs le devoir d'accueillir les orphelins arrivants à l'Institut, et passait alors pour le garçon le plus charitable qu'il vous ait été donné de voir. Ainsi, il tentait de se mettre le plus de monde possible dans sa poche.

C'était facile, il avait la gueule d'ange, le sourire enjôleur et les petites lunettes de l'intello de base. Et Eduard jouait à fond cette carte du petit génie qui veut être sociable pour se faire des relations, car s'il avait retenu quelque chose des aventures de ses parents, c'est qu'on ne s'en sortait pas seul, dans la vie.

Le joueur

Pseudo : Macarousse
Âge : 22 ans, trop vieille pour ça.
Commentaire : Le lundi, c'est patates.
Code : lol mdr

© Sue

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